Histoire de la Martinique
Une histoire qui date depuis le premier siècle
Les premières traces de peuplement dans la Martinique datent du premier siècle. Il s’agit des indiens venus de Saladero, de la forêt amazonienne appelés saladoïdes qui seront suivis des Arawaks en l’an 300. Ils ont occupé les contreforts de la montagne Pelée.
Cependant le peuplement de la Martinique fut interrompu par l’éruption du volcan de la montagne Pelée en 295, qui fait fuir la population. Ce n’est qu’en l’an 400 que les arawaks reviennent. En l’an 600, la population dite caraïbe vint s’installer dans la zone sud de la Martinique et anéantit les arawaks en l’an 800.
L’arrivée de Christophe Colomb dans l’île et la colonisation européenne
En 1502, Christophe Colomb découvre pour la première fois l’île martiniquaise. C’était un bref passage de son 4ème voyage, il la surnomme la Madinina « l’île aux fleurs ».
Ce n’est qu’un siècle plus tard, en 1635 que la France s’empare de la Martinique sur instruction du Cardinal Richelieu.
L’installation et l’expansion des français ont crée tentions et conflit continu avec les autochtones qui fait éclater la guerre en 1658.Les caraïbes perdent la guerre et furent massacrés et perdent le dernier territoire qui leur fut réservé. Ceux qui survivent se réfugient dans les îles de Saint Vincent et de la Dominique.
En 1664, la compagnie des Indes occidentales, créée par Jean Baptiste Colbert, obtint le monopole du commerce, puis en 1674, la colonie est rattachée à la couronne sous Louis 14. Les amérindiens sont peu à peu poussés ou chassés.
Le développement de l’île martiniquaise et le commerce triangulaire
Le remplacement de la culture du tabac par la monoculture de la canne à sucre et la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) a bien contribué au développement de l’économie du pays. En effet, la monoculture du sucre a permis de ramener des esclaves qui sont destinés aux plantations. La Martinique, et Haïti, principal fournisseurs de négriers, alimentant la métropole en cacao, en café, en sucre, en coton et en indigo. L’esclavagisme explose pendant la période 1671-1680.
Les rivalités anglo-françaises
Le 18ème et 19ème siècle retracent bien les multiples différends entre les anglais et les français à propos de la Martinique. Ainsi, l’île se voit une fois occupée par l’Angleterre, une autre fois par la France. En 1762, elle fut colonisée par les anglais, l’année d’après elle fut rétrocédée à la France par le Traité de Paris. En 1790, les métis et les esclaves se soulèvent mais les patriotes n’arrivaient pas à abolir l’esclavage du fait que l’Angleterre s’empare une nouvelle fois de l’île et qui y resta jusqu’à 1802 date à laquelle fut signé le traité d’Amiens qui donna le droit d’occupation cette fois-ci à la France. En vue de ruiner les plantations des colons français, l’Angleterre fait libérer tous les esclaves noirs.
L’abolition de l’esclavage
Ce n’est qu’en 1848 que l’esclavage est définitivement aboli sous l’œuvre courageuse de Victor Schoelcher, alors sous-secrétaire d’Etat à la marine et aux colonies de la seconde République. Dans la seconde moitié du 19 ème siècle, l’économie de plantation ne peut supporter les coûts de la main d’œuvre  est mise à mal, la Martinique fut donc concernée par une nouvelle vague d’immigration, un effectif de mains d’œuvre pour les plantations, qui s’y installa.
Le nouveau statut de la Martinique
En 1902, le Mont Pelée se met en éruption et provoque la mort de 28000 personnes, Saint-Pierre est détruit et Fort-de-France devient la nouvelle capitale.
En 1946, la France met fin au statut colonial des Antilles et la Martinique devient Département français avant de devenir une région à part entière en 1983.





